Après une arrivée triomphale au Grand Palais en 2025, Art Paris réinvestit les espaces majestueux de la Nef et des balcons de ce joyau rénové de la Belle Époque du 9 au 12 avril 2026. Cette 28e édition accueille quelque 170 galeries françaises et internationales. Elle propose une programmation exigeante et ambitieuse sans pour autant perdre ADN régional et cosmopolite qui caractérise la foire, fait de découverte et de curiosité, au sein d’une ville, Paris, en pleine renaissance artistique.
Après un franc succès de l’exposition de Sam Kaprielov en 2019, cette année, à l’occasion de la 28e édition d’Art Paris, la galerie Albert Benamou présente un solo show de Sam Kaprielov au Grand Palais. Formé dans une école d’art soviétique, l’artiste développe une œuvre singulière, nourrie des traditions visuelles européennes et d’une atmosphère noire.
Ses dessins, conçus comme des fragments d’un film imaginaire, devoilent des paysages psychologiques mouvants, peuplés de figures introspectives et autonomes, invitant à une expérience à la fois intime et cinématographique.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Sam Kaprielov: L’art comme mémoire originelle
L’œuvre de Sam Kaprielov opère un retour non vers le passé, mais vers la densité originelle de l’image. À travers une pratique d’une extrême sobriété : fusain, bois brûlé, papier, l’artiste explore la source archaïque du geste créateur. Ce minimalisme n’est pas un refus de la modernité, mais une tentative de relier la culture visuelle contemporaine à ses racines préhistoriques.
Son travail se situe à la rencontre du cinéma et de la peinture, au point du « commencement des commencements ». Inspiré par l’esthétique du noir et blanc et la dramaturgie de la lumière, Kaprielov crée des images qui ne racontent pas une histoire, mais procèdent par revelation. Les figures et les relations qu’il met en scène, échos d’archétypes universels, apparaissent comme des formes primordiales, hors du temps.
Ses séries « noires » se lisent comme les fragments d’un film imaginaire unique. Le réel et l’onirique s’y confondent dans une tension maitrisée, où la ligne, l’ombre et le silence deviennent les véritables protagonistes.
L’évolution de son œuvre – du sfumato des premières séries à la clarté épurée des travaux récents, témoigne d’un processus de purification formelle. Dans un paysage artistique dominé par l’effet et la saturation visuelle, l’art de Kaprielov propose une expérience rare: une pause contemplative, une invitation à voir autrement.
Cet art ne raconte pas, il se souvient.
Leyla Jafarova
Historienne de l’art
Quelques oeuvres disponibles :

fusain et pastel blanc sur papier
115 x 150cm

fusain et pastel blanc sur papier
115 x 150 cm

fusain et pastel blanc sur papier
115 x 150 cm

fusain et pastel blanc sur papier
115 x 150 cm

fusain et pastel blanc sur papier
115 x 150 cm